logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

12/06/2016

Les nouvelles mesures du plan canicule

Quelque 4,3 millions de brochures de conseils pratiques en cas de canicule seront disponibles à la mi-juin dans les pharmacies. Cette annonce de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé intervient en même temps qu'une autre initiative d'envergure. Les 5 et 6 juillet prochain, dans une région encore tenue secrète, une simulation du plan canicule sera organisée par le ministère de la Santé afin «de tester l'échelle de décision complète sur l'ensemble de la métropole», c'est-à-dire s'assurer que l'alerte passe bien de Météo France à l'Institut de veille sanitaire, puis au ministre de la Santé. L'exercice commencera par la diffusion d'un message d'alerte sur Internet " « Canicule, fortes chaleurs : adoptez les bons réflexes »" sous forme de carte de vigilance où apparaît le département concerné. Il se poursuivra dans la commune sélectionnée où l'on fera appeler ou visiter les personnes isolées, ouvrir les lieux publics rafraîchis, accroître les heures d'ouverture des piscines municipales et distribuer des bouteilles d'eau aux SDF. Cette annonce intervient alors que, depuis quelques jours, le thermomètre grimpe avec des maximales atteignant hier après-midi de 29 à 31 degrés et culminant localement jusqu'à 32 degrés sur les régions de la moitié nord.

Canicule - Personnes agees - INPES por affairessociales-et-sante

L'inquiétude quant à la perspective d'une nouvelle canicule monte. Hier, les prévisionnistes de Météo France indiquaient que cette vague de chaleur supérieure aux normales saisonnières ne devrait pas durer dans les prochains jours. Au-delà, il est difficile de savoir si l'été sera aussi chaud qu'en 2013. Selon des chercheurs de Météo France et du Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique, les prévisions saisonnières, établies trois mois à l'avance, semblent impossibles à réaliser pour l'été en Europe. D'autre part, même si le climat se réchauffe sur l'ensemble de la planète, et que certains spécialistes estiment que la fréquence des canicules augmentera, on ne peut rien en déduire sur les températures de juillet et août prochains.

Toutefois, bien que le gouvernement participe à la mise en place d'une pièce rafraîchie dans les maisons de retraite en subventionnant à hauteur de 40% l'achat d'appareils, il n'est pas sûr que les établissements qui restent à équiper le soient en temps voulu.

14:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

12/12/2014

La reprise américaine marque une pause.

Les chiffres de l'emploi américain d'octobre confirment que la croissance marque une pause aux États-Unis. Bien que les autorités monétaires estiment que l'économie américaine reste proche de sa croissance potentielle autour de 2,5%- 3%, l'activité peine à créer des emplois. L'économie américaine a créé 96 000 emplois en octobre 2014. Ce chiffre a surpris les marchés financiers qui s'attendaient à un chiffre plus important, autour de 150 000. Cette mauvaise nouvelle sur le front de l'emploi a pesé sur toute la courbe obligataire.

croissance.jpgLa baisse des rendements des emprunts d'État concerne surtout la partie longue. Le T-Notes 10 ans a ainsi violemment baissé de 12 pb à 4,13% après les chiffres de l'emploi. Au total sur la semaine, la baisse du taux 10 américain a été de 7 pb. Le T-Notes 2 ans se détendait également, passant de 2,62% à 2,57% en cinq jours avec une baisse de 10 pb vendredi. Les anticipations d'une pause dans le cycle de resserrement monétaire aux États-Unis expliquent en grande partie ces importants mouvements.

Ces attentes font écho à la multiplication de signaux macroéconomiques modérés mais aussi à la baisse du prix du pétrole qui fait peser un risque important du côté de l'activité pétrolière. L'évolution récente du taux 3 mois implicite contenu dans le contrat eurodollar DEC04 qui s'inscrit à 2,28% tend à montrer que le marché anticipe une seule hausse des taux de la Fed avant la fin de l'année. Les marchés obligataires européens ont également été affectés par les chiffres américains. Les statistiques économiques de vendredi s'ajoutent au discours plutôt accommodant de la BCE jeudi.

Les autorités monétaires ont en effet reconnu que si la reprise était toujours à l'horizon, d'importants obstacles persistaient. Les mauvaises statistiques allemandes (hausse du chômage et important recul de l'activité industrielle) viennent en effet rappeler que le redressement de l'économie sera long et modéré en zone euro. Certes, les autorités monétaires européennes continuent d'affirmer que l'année 2014 sera celle de la reprise grâce à un environnement externe en nette amélioration et un contexte monétaire et financier très favorable. Mais l'absence de dynamique de consommation induite par un marché du travail toujours dégradé pourrait se révéler un frein majeur à un retour vers les niveaux de croissance potentielle en 2016. Les anticipations de politique monétaire sont dès lors modérées. Le taux implicite du contrat futur Euribor DEC 04 est ainsi passé de 2,22% à 2,19% sur la semaine, traduisant une anticipation de statu quo des taux en zone euro jusqu'à la fin de l'année. Côté obligataire européen, la partie longue européenne s'est détendue sur la semaine. Le bund est ainsi descendu à nouveau sous les 4% à 3,94% contre 4,02% en début de semaine. Sur la partie courte, le Schatz deux ans passait de 2,58% à 2,50%. Les mauvais chiffres de l'économie américaine ont également pesé sur le dollar qui s'est déprécié face à l'euro. La monnaie unique est repassée au-dessus des 1,10 vendredi. Au-delà de ce mouvement, les propos du gouverneur de la Fed de Dallas, McTeer, affirmant que la hausse du dollar était le pendant des creusements importants du déficit courant américain, pourraient marquer un changement plus profond sur le marché des changes avec une hausse prononcée du dollar dans les mois à venir.

10:06 Publié dans Bourse | Lien permanent | Commentaires (0)

Toujours plus d'impot!

 Paiement du dernier tiers de l'impôt sur revenu, taxe d'habitation, taxe foncière, CSG... : la note a une fois encore été lourde ! Et peu d'entre nous se réjouissent de devoir payer autant voire plus l'an prochain. D'autant que le chef de l'Etat ayant décrété une pause dans la baisse de l'impôt sur le revenu, les taux d'imposition resteront inchangés cette année. Seules les tranches du barème seront revalorisées de 1,7% pour tenir compte de l'inflation. Et encore d'une partie de la hausse des prix !


impots.jpgPour diminuer la facture, plusieurs solutions. Gagner moins mais le challenge est peu réjouissant et la marge de manoeuvre réduite. Le seul «cadeau» accordé cette année par le gouvernement est l'exemption de déclaration et donc d'imposition des rémunérations perçues par ses enfants pendant les congés scolaires. Autre solution : s'être marié, pacsé, avoir eu dans l'année un enfant ou accueilli un parent..., mais la décision obéit heureusement à bien d'autres considérations que fiscales et il peut être trop tard en décembre pour s'engager dans une telle voie si elle n'est pas déjà programmée.


Reste trois autres pistes ! Tout d'abord les dépenses qui sont assorties d'une réduction d'impôt. La liste avec les années ne cesse de diminuer, la réduction accordée aux personnes employant un salarié à domicile. Celle-ci est toujours égale à 50% des dépenses engagées mais le plafond de dépenses pris en compte passe de 10 000 à 15 000 euros et de 13 800 à 20 000 euros si l'un des membres du foyer fiscal est invalide. Outre sur les dons (voir ci-dessous), une réduction est également accordée sur quelques dépenses d'équipements de sa résidence principale (chauffage, installations spécifiques pour les personnes âgées et handicapées...) ou pour l'achat d'un véhicule non polluant.


Viennent ensuite les placements générateurs d'une déduction fiscale ou d'une réduction d'impôt. La liste s'est allongée. La grande nouveauté est la possibilité de déduire de son revenu imposable les versements réalisés pour sa retraite. En revanche, la réduction d'impôt dont bénéficiaient encore certains contrats d'assurance-vie à primes périodiques, est supprimée.


L'immobilier reste le placement défiscalisé le plus prisé des Français. L'avantage est conséquent puisqu'il permet, si on investit dans du neuf, d'amortir sur neuf voire quinze ans, le montant de son acquisition à raison de 8% par an les cinq premières années et 2,5% les quatre voire les dix années suivantes (dispositif De Robien). Dans l'ancien également, les travaux sont déductibles des revenus fonciers ou, si le bien est localisé dans des sites sauvegardés, du revenu global (régime Malraux). Pour cette année cependant, il est trop tard pour agir compte tenu des délais qui séparent la promesse de vente et de l'acte authentique.


D'autres placements offrent également des déductions. L'investissement en parts de sofica (société pour le financement de l'industrie cinématographique et audiovisuelle) est totalement déductible du revenu imposable dans la double limite de 18 000 euros et du quart du revenu net imposable. Même principe pour l'achat de Sofipêche (société pour le financement de la pêche artisanale) dans la limite cette fois de 19 000 euros pour un célibataire et de 38 000 euros pour un couple. Mais ce sont les fonds communs de placement dans l'innovation (FCPI) ainsi que les fonds d'investissement de proximité qui rencontrent le plus de succès.

Enfin l'optimisation de son patrimoine peut être source d'une moindre imposition. Si vous avez réalisé cette année des plus-values boursières qui seront imposables car le montant des cessions réalisées dépasse 15 000 euros, il peut être judicieux de vendre des titres sur lesquels vous avez réalisé des moins-values et qui ont peu de potentiel de valorisation. Les moins-values viendront s'imputer sur les plus-values et réduire ainsi l'impôt à acquitter. Pour les années à venir, vous pouvez également vous interroger sur le gain fiscal que peut apporter par exemple la cession de son compte titres et l'ouverture d'un PEA ou l'investissement via un contrat d'assurance-vie.


Quel que soit le choix, la défiscalisation ne peut être l'objectif premier sauf à prendre le risque de perdre par la suite l'avantage obtenu. Si vous achetez par exemple trop cher un bien immobilier assorti d'une économie d'impôt, c'est autant de moins que vous perdez en termes de plus-value à la revente. Si vous investissez dans un produit à faible rentabilité alors que vous pourriez opter plus sur un placement sans carotte fiscale, le manque à gagner peut dépasser l'économie réalisée... «L'avantage fiscal doit être la cerise sur le gâteau», aiment à rappeler les gestionnaires les plus consciencieux.

09:52 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique