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12/12/2014

La reprise américaine marque une pause.

Les chiffres de l'emploi américain d'octobre confirment que la croissance marque une pause aux États-Unis. Bien que les autorités monétaires estiment que l'économie américaine reste proche de sa croissance potentielle autour de 2,5%- 3%, l'activité peine à créer des emplois. L'économie américaine a créé 96 000 emplois en octobre 2014. Ce chiffre a surpris les marchés financiers qui s'attendaient à un chiffre plus important, autour de 150 000. Cette mauvaise nouvelle sur le front de l'emploi a pesé sur toute la courbe obligataire.

croissance.jpgLa baisse des rendements des emprunts d'État concerne surtout la partie longue. Le T-Notes 10 ans a ainsi violemment baissé de 12 pb à 4,13% après les chiffres de l'emploi. Au total sur la semaine, la baisse du taux 10 américain a été de 7 pb. Le T-Notes 2 ans se détendait également, passant de 2,62% à 2,57% en cinq jours avec une baisse de 10 pb vendredi. Les anticipations d'une pause dans le cycle de resserrement monétaire aux États-Unis expliquent en grande partie ces importants mouvements.

Ces attentes font écho à la multiplication de signaux macroéconomiques modérés mais aussi à la baisse du prix du pétrole qui fait peser un risque important du côté de l'activité pétrolière. L'évolution récente du taux 3 mois implicite contenu dans le contrat eurodollar DEC04 qui s'inscrit à 2,28% tend à montrer que le marché anticipe une seule hausse des taux de la Fed avant la fin de l'année. Les marchés obligataires européens ont également été affectés par les chiffres américains. Les statistiques économiques de vendredi s'ajoutent au discours plutôt accommodant de la BCE jeudi.

Les autorités monétaires ont en effet reconnu que si la reprise était toujours à l'horizon, d'importants obstacles persistaient. Les mauvaises statistiques allemandes (hausse du chômage et important recul de l'activité industrielle) viennent en effet rappeler que le redressement de l'économie sera long et modéré en zone euro. Certes, les autorités monétaires européennes continuent d'affirmer que l'année 2014 sera celle de la reprise grâce à un environnement externe en nette amélioration et un contexte monétaire et financier très favorable. Mais l'absence de dynamique de consommation induite par un marché du travail toujours dégradé pourrait se révéler un frein majeur à un retour vers les niveaux de croissance potentielle en 2016. Les anticipations de politique monétaire sont dès lors modérées. Le taux implicite du contrat futur Euribor DEC 04 est ainsi passé de 2,22% à 2,19% sur la semaine, traduisant une anticipation de statu quo des taux en zone euro jusqu'à la fin de l'année. Côté obligataire européen, la partie longue européenne s'est détendue sur la semaine. Le bund est ainsi descendu à nouveau sous les 4% à 3,94% contre 4,02% en début de semaine. Sur la partie courte, le Schatz deux ans passait de 2,58% à 2,50%. Les mauvais chiffres de l'économie américaine ont également pesé sur le dollar qui s'est déprécié face à l'euro. La monnaie unique est repassée au-dessus des 1,10 vendredi. Au-delà de ce mouvement, les propos du gouverneur de la Fed de Dallas, McTeer, affirmant que la hausse du dollar était le pendant des creusements importants du déficit courant américain, pourraient marquer un changement plus profond sur le marché des changes avec une hausse prononcée du dollar dans les mois à venir.

10:06 Publié dans Bourse | Lien permanent | Commentaires (0)

06/05/2014

Revalorisation du dollar face à l'euro et engouement pour le Luxe.

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Les actions des groupes de luxe tirent profit de la revalorisation du dollar face à l'euro et de l'engouement des consommateurs pour leurs produits. Les perspectives d'avenir restent encourageantes.

En Bourse, leurs titres affichent des performances bien supérieures à celles du marché. A quelques exceptions près : l'italien Bulgari perd 7% tandis que le britannique Burberry, qui a lancé un avertissement sur ses résultats, gagne symboliquement 0,25%.

Après un petit passage à vide en septembre et octobre, ces valeurs profitent aujourd'hui du raffermissement du dollar face à l'euro, un élément clé pour un secteur qui réalise plus de 70% de ses ventes hors d'Europe.

Le luxe fait recette en Chine


Après plusieurs années difficiles, les ventes ont ainsi repris en Europe et la demande reste soutenue aux Etats-Unis. L'Asie a elle aussi connu une très forte croissance, grâce notamment à la Chine où le luxe fait recette. Enfin, le marché japonais clé, qui représente environ 30% des ventes des plus grandes marques de luxe, est lui aussi reparti 0%.


Plusieurs maisons de courtage ont des recommandations positives sur le secteur (Exane BNP Paribas, Goldman Sachs, Fideuram Wargny...). «Les groupes ont une bonne visibilité sur leurs commandes. D'autant que même si la croissance économique ralentit aux Etats-Unis et en Asie, elle devrait tout de même se maintenir à des niveaux élevés. Ce ralentissement devrait de plus être en partie compensé par la poursuite de la hausse du dollar», commente Françoise Paumard, analyste chez Exane BNP Paribas. Cette dernière table d'ailleurs sur des croissances de bénéfice par action (BPA) supérieures à 10%.


Toutefois, après la belle performance boursière de cette année, d'autres analystes sont plus prudents et sont neutres sur le secteur. C'est le cas notamment de Morgan Stanley ou encore de la Société générale. «Les valeurs de ce secteur, à présent en milieu de cycle, devraient, selon les cas, enregistrer des hausses de cours comprises entre 0 et 10%», anticipe Nathalie Longuet, de la Société générale. Un autre facteur peut peser sur les cours : un léger fléchissement de la croissance organique  Mais, nuance-t-elle, le raffermissement du dollar et du yen devrait leur permettre d'améliorer leurs marges. Par ailleurs, une possible vague de concentrations (les rumeurs évoquent Hermès, Bulgari, Tod's, Burberry) serait aussi de nature à pénaliser les actions «car les acquisitions réalisées par le passé ont toujours été très dilutives en terme de retour sur investissements», explique Nathalie Longuet.


Les analystes sont divisés


Cette dernière, à l'instar du consensus de FactSet JCF Estimates, est positive sur la valeur Pinault-Printemps-Redoute (PPR) dont la partie luxe représente à présent environ 50% de sa valorisation (un tiers des résultats). Elle l'est également sur le titre Swatch, «qui souffre d'une décote historiquement élevée». Les opinions sont cependant assez partagées sur les titres des fabricants de montres (Richemont, Bulgari, Swatch), qui ont beaucoup monté l'an dernier. De même, les experts sont divisés sur le titre Hermès. Dans ce secteur, Hermès dispose d'atouts considérables. Mais sa stratégie de développement familiale et artisanale lui permettra-t-elle d'obtenir à terme le fort potentiel d'amélioration des marges de LVMH ?



08:34 Publié dans Bourse | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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